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1.organisme directeur de sociétés commerciales ou industrielles.
Directeur (Directoire) • Directoire (République helvétique) • Directoire (entreprise) • Directoire (homonymie) • Directoire d'Ukraine • Directoire de Saint-Paul • Ministres du Directoire • Style Directoire
objet d'ameublement, meuble[Thème]
style architectural[DomaineDescription]
style artistique[DomainJugement]
Directoire (adj.)
[archéologie]
dignité ou fonction[Classe]
condition sociale d'une personne[Classe]
assemblée qui évalue, délibère, juge[Classe]
chef d'entreprise et patron[Classe]
métier : administration publique[Classe]
personne ayant une responsabilité dans une entreprise[ClasseHyper.]
chef[Thème]
tribunal[Thème]
jugement d'une affaire[DomainDescrip.]
collège, conseil, direction de l'entreprise[membre]
membre d'un comité, membre du conseil d'administration[Hyper.]
dignité ou fonction d'un chef[Classe]
cour (assemblée judiciaire)[Classe]
directeur[Dérivé]
directoire (n. m.)
calendrier ecclésiastique[Thème]
calendrier ecclésiastique[termes liés]
directoire (n. m.)
[religion]
directoire (n. m.)
assemblèe délibérante d'une entreprise[Classe]
société de capitaux[Thème]
directoire (n. m.)
1. Conseil chargé d'une direction publique. Le directoire fédéral de la Suisse.
Le directoire exécutif et, plus ordinairement, le Directoire (mais alors avec un D majuscule), corps composé de cinq membres auquel la constitution de l'an III avait délégué le pouvoir exécutif. Le Directoire, établi par la Convention, fut renversé par le coup d'État du 18 brumaire (10 novembre 1799), et remplacé par le gouvernement consulaire.
Directoire de département, de district, administration collective du département, du district, de 1790 à l'an VIII.
Juridiction établie autrefois à Strasbourg.
2. Terme de liturgie. Livre où les offices de chaque jour sont exactement marqués, avec les ornements et les cérémonies de l'Église.
3. Règlement qui fut fait en 1644, par une assemblée de théologiens anglais, pour la forme et la nature des prières publiques.
ÉTYMOLOGIE
Lat. director, directeur.
République Française
Directoire
Drapeau
| Statut | République |
|---|---|
| Capitale | Paris |
| 26 octobre 1795 | Instauration |
|---|---|
| 4 septembre 1797 | Coup d'État du 18 fructidor an V |
| 18 juin 1799 | Coup d'État du 30 prairial an VII |
| 9 novembre 1799 | Coup d'État du 18 Brumaire (dissolution) |
Entités précédentes :
Entités suivantes :
Le Directoire est la forme de gouvernement empruntée par la Première République française, du 26 octobre 1795 (4 brumaire an IV) au 9 novembre 1799 (18 brumaire an VIII). Il tire son nom des cinq Directeurs chargés du pouvoir exécutif. Il est marqué par le rétablissement du suffrage censitaire.
Sommaire |
Après les excès de la Convention, qui exerçait les pouvoirs législatif et exécutif, la Constitution de l'an III[1] délègue le pouvoir exécutif à un Directoire de cinq membres nommés par le Corps législatif et siégeants au Palais du Luxembourg. Les cinq premiers Directeurs sont Reubell, Barras, La Révellière Lépeaux, Carnot et Letourneur. Chaque année l'un d'eux, choisi par tirage au sort, doit céder sa place.
Les débuts du Directoire forment une époque de gloire pour les armées françaises : toute l’histoire militaire de ce temps est marquée par les noms de Bonaparte, de Kléber, de Desaix, de Masséna, de Moreau, de Marceau et de Hoche.
À l’intérieur, le travail du Directoire tend à rapprocher peu à peu les intérêts, à éteindre les passions et les haines, à asseoir le nouveau gouvernement, sans employer de moyens considérés alors comme extrémistes ; cependant il se voit dans la nécessité de recourir à une banqueroute déguisée sous l'euphémisme de tiers consolidé.
Malgré les succès militaires de Napoléon Bonaparte en Italie (1797), qui permettent de lever d’importantes contributions de guerre, le Directoire, mené par Barras (« le roi des Pourris » selon Bonaparte), devient rapidement synonyme de corruption et de déroute financière de l’État (inflation des assignats). Les Directeurs, incapables de s'entendre entre eux, sont accusés d’incapacité. Le Directoire commence à être qualifié de « République bourgeoise » ou des « propriétaires ».
Les troubles, appelés « coups d'États, » vont se succéder, sous la forme d'actions partisanes et d'abus d'autorité.
En 1797, alors que royalistes et modérés sont majoritaires dans les Conseils, trois des Directeurs, Barras, Rewbell et La Révellière-Lépeaux, mènent avec le soutien de l'armée le coup d'État du 18 fructidor an V. De nombreux députés, journalistes, officiers et autres opposants sont alors incarcérés puis déportés en Guyane et des lois d'exceptions sont remises en vigueur[2]. Après le remplacement des Directeurs Barthélémy (déporté) et de Carnot (en fuite) qui étaient opposés au coup d'État, le pouvoir passe en pratique aux mains d’un triumvirat (Reubell, Barras, et La Révellière Lépeaux).
Le 11 mai 1798 (22 floréal de l'an VI), le Conseil des Anciens invalide les élections dans plusieurs départements, expulsant 106 nouveaux députés élus, indésirables aux yeux du Directoire ; les corps administratif et judiciaire sont également épurés (loi du 22 floréal an VI). Enfin, le 18 juin 1799, le Coup d'État du 30 prairial an VII (aussi nommé revanche des conseils) force à la démission deux des directeurs et entache encore le prestige de l'institution.
Durant l'été 1799, après la revanche des conseils, les cinq directeurs sont Barras, Sieyès, Gohier, Ducos et Moulin.
Sieyès, fraichement entré au Directoire, est décidé à renverser le régime, et a besoin pour ce d'un soutien militaire. Il décide d'abord de s'appuyer sur le général Joubert, mais ce dernier est tué à la bataille de Novi. Sieyès approche alors Bonaparte, qui vient de rentrer d'Égypte.
Le 18 brumaire (9 novembre), prétextant un coup de force anarchiste, Bonaparte réunit les deux assemblées hors de Paris, au Château de Saint-Cloud. Les directeurs sont alors poussés à la démission, les membres du Conseil des Cinq-Cents expulsés et empêchés de rentrer immédiatement à Paris. Le Conseil des Anciens, et une cinquantaine de députés du conseil des Cinq-Cents favorables à Sieyès et Bonaparte, votent alors la dissolution du Directoire et la mise en place d'un Consulat provisoire, constitué de Bonaparte, Sieyès et Ducos.
Une nouvelle constitution est alors préparée. Sieyès projetait la création d'un poste de Grand Électeur, qui lui permettrait de se hisser à la tête de l'État. Mais Bonaparte manœuvre contre ces plans, et la Constitution de l'an VIII donne le pouvoir exécutif au Consulat, auquel sont nommés Cambacérès, Lebrun et Bonaparte. Ce dernier va alors graduellement rassembler un pouvoir accru, en se faisant nommer Premier Consul, puis Consul à vie en 1802.
Une fureur de divertissement s’est emparée de la société du Directoire. Depuis que la Terreur est terminée la jouissance est à l’ordre du jour.
Les jolies femmes cèdent à la mode de l’antiquomanie : robes à la Diane ou à la Flore, tuniques couleur chair largement ouvertes sur le flanc et au décolleté généreux. On se vêt, ou plutôt on se dévêt de tulle, de gaze ou de linon transparent qui ne cache rien des formes. L’exposition des produits de l’industrie nationale organisée en 1798 témoigne de cet engouement pour le luxe.
Le grand luxe de ces Merveilleuses - c’est ainsi qu’on appelle les beautés du temps - c’est la perruque, ou plutôt la multitude de perruques, car il en existe pour toutes les heures du jour : généralement blondes, on en voit des noires, des bleues, des vertes.
Les cavaliers de ces dames sont nommés les Incroyables, ou plutôt les Incoyables, car ils jugent élégant de supprimer les r (le r de Révolution, de Roi ou ceux qu’on entend dans Terreur) et même toutes les consonnes, devenant ainsi presque inintelligibles. Ils arborent des accoutrements excentriques : habit vert à grands godets, taille pincée, large culotte, énorme cravate sous laquelle le menton disparaît. Ils ont le nez chaussé de grosses lunettes et sont coiffés en « oreilles de chien », leurs cheveux tombant sur les oreilles. Leurs parfums à base de musc leur valent aussi le surnom de « muscadins ». Le bicorne sur la tête, ils tiennent en main un gourdin qu’ils appellent leur « pouvoir exécutif » et grâce auquel ils peuvent tenir le haut du pavé.
Au début du Directoire, cette jeunesse se retrouve dans les Bals des victimes où n'étaient admis que les personnes ayant eu un proche guillotiné pendant la période de la Terreur.
Aisée, dépensant sans compter, elle se retrouve à Paris dans tous les lieux à la mode : théâtres, tripots, glaciers, jardins de Tivoli ou Frascati, allée des veuves aux Champs-Élysées ou galerie du Palais-Royal. La danse est à l’honneur et les bals publics pullulent. Élégants et élégantes se vantent de fréquenter les plus renommées des « Merveilleuses » : Mademoiselle Lange, Madame Tallien, Madame Récamier, ou deux créoles très recherchées, les citoyennes Beauharnais et Hamelin. C’est l’avènement du « salon » (de Madame Tallien ou de Madame Récamier notamment), lieu de sociabilité où il faut être vu. Paris assoit définitivement son hégémonie sociale et culturelle sur la France et fait oublier les fastes versaillais d’antan.
Leur protecteur, Paul Barras, est un personnage influent auquel il est bon de faire sa cour ; il donne des fêtes luxueuses, où se presse une société disparate : royalistes et jacobins repentis, grandes dames et courtisanes. Les mœurs sont libres : on divorce pour se remarier et re-divorcer au plus vite.
Cette classe de nouveaux riches que la vente aux armées et l’agiotage a enrichis, devait connaître une mise au pas et un certain regain de sobriété et de pudeur lors de l’avènement du premier consul.
Le style Directoire adopté pendant cette période en ce qui concerne les arts décoratifs, l’architecture et le mobilier est une évolution du néoclassicisme et il annonce l’empire. Ce style se veut sobre et les formes carrées.
Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Directoire » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878 (Wikisource)
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Consulat (Napoléon Bonaparte, Premier Consul) |